Le Monastère suspendu de Hunyuan
Il est probable que ce site vous dise déjà quelque chose, sinon il est temps de le découvrir ! Le monastère suspendu de Hunyuan se trouve à une soixantaine de kilomètres au sud de Datong, au pied du Hengshan, une des (nombreuses) montagnes sacrées de Chine. Il fut construit une première fois sous les Wei du nord, dès le VIe siècle, puis rebâti au cours des siècles jusqu'à sa forme actuelle, qui date des Qing. Sa particularité : il est "suspendu" sur un pan de falaise, au dessus du vide, seulement maintenu par quelques vulgaires rondins de bois !

Toujours pas impressionnés ? Vu d'ici, on en est encore au stade de la curiosité architecturale. Mais une fois sur les petits escaliers du monastère, avec des Chinois devant et derrière et le vide au milieu, on fait moins le malin ! J'ai d'ailleurs appris le mot "vertige" que je ne suis pas près d'oublier : 头晕 (touyun) !
Bref, à condition d'être un moine bouddhiste (de petite taille), d'être insensible au vertige, de ne pas avoir peur du froid hivernal (le monastère est exposé plein nord, avec des montagnes tout autour) et d'être poussé par la curiosité de savoir quand ce monastère finira par s'effondrer, le site devait offrir une vie de méditation bien paisible !
Une première photo en angle large pour voir que le monastère est bien petit comparé à la falaise qui l'encadre.

Une vue plus rapprochée pour comprendre la structure du monastère.
Un autre angle, pour observer le caractère "suspendu" du monastère !
Toujours pas impressionnés ? Vu d'ici, on en est encore au stade de la curiosité architecturale. Mais une fois sur les petits escaliers du monastère, avec des Chinois devant et derrière et le vide au milieu, on fait moins le malin ! J'ai d'ailleurs appris le mot "vertige" que je ne suis pas près d'oublier : 头晕 (touyun) !
Parce qu'au final, l'armature de ce beau château de cartes repose sur ces quelques bouts de bois striés par les ans et dont on fait le tour avec les deux mains. On imagine que tous ces rondins sont bien ancrés dans la roche à une quinzaine de mètres plus bas... mais quand on les touche, ils bougent !
Dans ces conditions, avec tout ce monde, plusieurs réactions instinctives se succèdent : "Mais pourquoi avoir construit ça ?" (étonnement), puis "Mais comment ça tient ?" (admiration), et enfin "Mais ça va vraiment tenir !?" (inquiétude passagère !)
Bref, à condition d'être un moine bouddhiste (de petite taille), d'être insensible au vertige, de ne pas avoir peur du froid hivernal (le monastère est exposé plein nord, avec des montagnes tout autour) et d'être poussé par la curiosité de savoir quand ce monastère finira par s'effondrer, le site devait offrir une vie de méditation bien paisible !
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