Histoire(s)

Mercredi 17 septembre 2008

Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour vous introduire à l’histoire de la Chine. Certes, il en a été souvent question dans les articles de voyage ou dans les commentaires de certains films, mais ce n'était jamais des réflexions structurées et très poussées sur la Chine et sa longue histoire. Par conséquent, la meilleure solution pour en apprendre plus est de lire Le Monde chinois, écrit par Jacques Gernet en 1973, et réactualisée depuis. Le Gernet fait partie des références, et propose une introduction complète mais précise de l’histoire de ce « monde » qui ne nous est pas familier, depuis le premier millénaire jusqu’au tumultueux XXe siècle.

 


Il est impossible de rentrer trop dans le détail ici, mais j’ai retenu quelques-uns des éléments principaux. Tout d’abord le mouvement ! L’image d’une Chine perpétuelle et figée depuis plus de deux millénaires persiste en Occident, et pourtant c’est une erreur fondamentale ! Vous l’avez vu sur le blog, les dynasties ont été nombreuses, les guerres également, et ne parlons pas des changements très réguliers de capitales, qui représentent à chaque fois de nouvelles orientations pour la Chine dans son ensemble ou pour ses parties morcelées.

 

Car la Chine a été presque aussi souvent divisée qu’unie. C’est un deuxième point important. Le territoire chinois ne s’est pas formé d’un seul bloc ! Là aussi le blog vous a montré les disparités géographiques, ethniques et culturelles entre Harbin, Xi’an, le Yunnan, Shanghai et Pékin entre autres. Cette question du territoire est à garder en tête lorsque l’on évoque les problèmes du pouvoir central au Tibet, au Xinjiang, ou vis-à-vis de Taiwan pour les exemples d’actualité.

 

Du fait de sa taille et de sa masse démographique, la Chine a toujours été un pilier de l’Asie, et sa culture a pénétré le Japon, la Corée, l’Asie du Sud-Est, mais aussi les pays de la Route de la Soie jusqu'aux portes de l'Europe orientale. Réciproquement, la Chine a beaucoup reçu de ses voisins. On présente souvent la Chine comme un modèle uniquement basé sur les valeurs du "confucianisme" (notion inventée par les Occidentaux, il est toujours bon de le rappeler !), et imperméable aux apports de l’extérieur. Je vous renvoie aux articles sur l’influence du bouddhisme venu d’Inde, ou l’apport des dynasties non-Han comme les Mongols de la dynastie Yuan ou les Qing mandchous.

 

Ensuite le rapport à l’Occident, de même que le rapport de l’Occident à la Chine, est encore au cœur de beaucoup de nos incompréhensions réciproques. La dernière période de contact, entre la moitié du XIXe siècle et l’arrivée des communistes au pouvoir un siècle plus tard, a été particulièrement traumatisante pour la Chine. Elle a été aliénée par les puissances étrangères qu’elle ne pensait pas si fortes. Une partie de nos idées fausses provient de cette période de supériorité de l’Occident sur un monde chinois trop pauvre, trop peuplé et trop archaïque, mais c’est oublier que jusqu’au XVIIIe siècle, le développement de la Chine était bien supérieur à celui de l’Occident. Nous revendiquons de nombreuses découvertes qui appartiennent en réalité à la Chine, comme l’imprimerie, voire même le continent américain.

 

La lecture des trois tomes du livre de Jacques Gernet est donc plus que jamais conseillée, pour disposer d’un premier éclairage, parfois un peu austère, mais toujours très limpide, sur plus de trois mille ans d’histoire qui ont façonné le monde chinois !
Par Valentin Chaput
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Mercredi 28 mai 2008

Cela commence bien : le "68" est en partie caché par le dessin d'une ancienne pièce de monnaie chinoise...

J'ai cru comprendre à la lecture de quelques journaux en ligne que partisans et opposants avaient abondamment commémoré le quarantenaire de Mai 68 ce mois-ci. Au-delà des frontières hexagonales, l'année 1968 a eu un impact important sur les conditions de vie et les modes de pensée en Occident. La Chine n'a pas connu de mouvement analogue en 1968. Pourquoi les jeunesses chinoises sont-elles restées à l'écart ? Je n'avais pas vraiment fait le lien chronologique entre 1968 et le contexte chinois de l'époque. Puis à Shanghai, j'ai vu le panneau du Musée d'Art, à quelques pas de mon auberge de jeunesse : "1968, 年青叙事 - Youth chronicles". Les récits de la jeunesse chinoise de 68, ça doit être intéressant ! J'étais déjà en train de chercher un jeu de mots pour conjuguer "Sous les pavés..." avec la Chine...


Les jeunes chinois en 1968...

Mais j'oubliais qu'en Chine en 1968, c'était la Révolution Culturelle... pas exactement le même contexte ! En mai 1966, Mao Zedong, affaibli par les résultats dévastateurs du "Grand Bond en Avant" de 1958, en froid avec ses seuls vrais alliés soviétiques, tente de rejeter la faute sur ceux qui commencent à s'opposer à sa politique. Contesté au sein même du PCC, Mao incite le peuple, et notamment les jeunes générations fédérées au sein des groupes de "gardes rouges", à soutenir ce qui ressemble à une purge généralisée du système. Les "révisionnistes", les intellectuels, les bureaucrates sont mis au ban de la société pour leur comportement réactionnaire. Les "vieilleries" traditionnelles comme le bouddhisme par exemple, sont remises en cause. Les temples sont détruits, les livres sont confisqués, les étudiants sont envoyés en "rééducation" dans les campagnes socialistes, afin de créer le nouvel homme chinois, basé sur les préceptes du fameux Petit Livre rouge du Grand Timonier. Le culte autour de la personnalité de Mao est à son comble. Ces années de terreur comprennent plusieurs phases répressives plus ou moins intenses, et ne s'achevèrent véritablement qu'à la mort de Mao et l'arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1976.


... et les moins jeunes.

Au final, les historiens parlent du bilan considérable de dix à vingt millions de morts pour cette période (Le livre noir du communisme). Ceux qui ont survécu témoignent du traitement qu'ils ont connu à l'époque (je vous ai déjà parlé des romans Balzac et la petite tailleuse chinoise et Le Totem du Loup, ou du film Adieu ma concubine). Un professeur nous a également raconté sa période de rééducation à Harbin entre 14 et 22 ans. La Révolution Culturelle est aujourd'hui officiellement condamnée par le régime et les élèves chinois l'étudient comme la grande erreur du maoïsme. Cette exposition présentait les oeuvres, presque toutes très récentes, d'artistes chinois ayant connu la Révolution Culturelle dans leur jeunesse. De ces expériences, il leur reste donc des images particulièrement marquées par le réalisme socialiste : des paysans sous la neige, des ouvriers heureux de travailler pour le développement de leur grand pays, des vieillards qui affichent leurs écussons avec le portrait de Mao. Tout cela m'a un peu laissé sur ma faim, car il n'y a pas vraiment de commentaires sur le thème de l'exposition, c'est-à-dire les jeunes chinois en 1968, mais le clin d'oeil m'a amusé.


Quel contraste entre la Chine d'il y a quarante ans et Shanghai aujourd'hui, comme l'illustre cette photo de l'affiche de l'exposition avec un bâtiment au nom évocateur en arrière-plan : Capitaland !
Par Valentin Chaput
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Dimanche 11 mai 2008
Dans notre esprit, le bouddhisme est plutôt rattaché à l'Inde, pays qui l'a vu naître, et à l'Asie du sud-est. On connaît également le bouddhisme tibétain, pas forcément en odeur de sainteté en Chine actuellement. De prime abord, on pourrait donc en conclure que le bouddhisme n'est pas très présent en Chine. Et pourtant... ! Depuis le début de mes voyages, je suis impressionné par l'activité des temples bouddhistes, présents sur tout le territoire, et beaucoup plus vivants que les sites confucéens ou taoïstes. Quelles sont donc l'histoire et l'importance de ce bouddhisme dans la société chinoise ? Le but de cet article est de présenter quelques grandes lignes, avant de faire place aux sites visités, à commencer par les formidables grottes de Datong. La plupart des autres sites mentionnés (Temple des Lamas, Chengde etc.) ont déjà été présentés sur le blog, vous les retrouverez donc dans le sommaire.

Le bouddhisme apparaît en Inde au VIe-Ve siècles av.JC (contemporain de Confucius en Chine) avec le prince Siddhartha Gautama qui se lance dans une quête de vérité après avoir rencontré la pauvreté, la vieillesse et la mort autour de lui. L'ascétisme et la méditation lui ouvrent la voie de l'Eveil, et ses enseignements font de lui le Bouddha de notre âge, "l'Eveillé". Ses successeurs répandront ses préceptes au Népal, à travers l'Inde et au-delà... jusqu'en Chine. Mes connaissances en bouddhisme sont limitées, mais le concept de base réside dans le karma, le cycle de nos réincarnations successives, guidées en bien ou mal par la qualité de nos actions. La vie est duhkha, c'est-à-dire souffrance, et le but est d'atteindre le nirvana, la situation d'Eveil, donc de compréhension de toute chose, qui nous permet de sortir de notre cycle de réincarnations.
A partir de là, deux branches se distinguent, le Hînayâna (ou Theravada, Petit Véhicule) et le Mahâyâna (Grand Véhicule). Le Petit Véhicule, surtout présent en Asie du Sud-Est (mais aussi à Kuqa dans le Xinjiang) est plus fermé et individualiste. Une fois l'état d'arhat (sans-retour) atteint, l'être est sauvé. Pour cela, la pratique monastique rigoureuse est nécessaire. Dans le Grand Véhicule au contraire, tout le monde peut être sauvé, et ceux qui sont déjà éveillés, les boddhisattva, ont pour mission de libérer les autres hommes. Cette conception du bouddhisme comme méthode salvatrice universelle est la plus présente en Chine, sous diverses branches comme les Huayan des temples de Datong ou les Chan (Zen au Japon). Ce résumé est bien lacunaire au regard de la diversité du bouddhisme, de ses textes et de ses écoles, mais revenons au sujet principal, le bouddhisme en Chine.

Si le bouddhisme se développe d'abord en Inde, il atteint rapidement la Chine, en transitant par les grandes routes commerciales du continent asiatique, et notamment à Dunhuang, croisement des tracés nord et sud de la Route de la Soie dans le Gansu. Les premières traces de bouddhisme en Chine remontent au Ier siècle ap.JC, sous la dynastie Han. C'est le premier grand bouleversement issu du contact avec l'étranger pour les Chinois. Il est intéressant de voir que les Chinois ne rejettent pas le bouddhisme, malgré leurs modèles de pensée déjà implantés, mais ils vont siniser le bouddhisme au cours des siècles suivants pour l'assimiler. Cette pénétration du bouddhisme est facilitée par l'effondrement de la dynastie Han, qui a échoué avec son modèle rigoriste et hiérarchique issu du confucianisme. Au contraire, le bouddhisme apparaît comme un idéal universel, qui touche chacun en ces temps troublés, et inspire déjà plusieurs interprétations.
Jusqu'à la réunification de l'Empire des Sui en 589, le territoire chinois est divisé. Au Sud, les dynasties chinoises se sont répliées autour de l'actuelle ville de Nankin. Le bouddhisme est très à la mode dans les milieux de pouvoir politique, économique et intellectuel. Au nord en revanche, les Xiongnu (Huns) et d'autres peuples non-Han se sont imposés. Ils encouragent le bouddhisme, lui aussi non-Han, et en font une religion d'Etat. La pratique est beaucoup plus dévotionnelle, moralisatrice, et l'on fait appel aux compétences magiques des moines à des fins politiques. Les Liang du nord débutent la création de caves à Dunhuang au IVe siècle, les Wei du nord entament celles de Datong, avant de déplacer leur capitale vers Luoyang, dont les grottes de Longmen sont aussi très célèbres.
Lorsque les Sui réunifient l'Empire, le bouddhisme n'est plus contesté, et au contraire il fascine énormément, au point que certains moines décident de partir en pélerinage vers l'Inde pour retrouver les textes originaux. C'est le cas notamment du moine Xuanzang, un personnage très connu en Chine et le long de la Route de la Soie qu'il a emprunté dans son voyage. C'est sous la dynastie des Tang que le bouddhisme atteint son apogée en Chine, dans un contexte d'âge d'or intellectuel et artistique. La Chine est dès lors une terre de bouddhisme, même s'il s'agit d'un bouddhisme sinisé. Les dynasties successives ne reviendront pas sur ces fondements, d'autant que le bouddhisme aura un rôle intégrateur pour les peuples rattachés à l'Empire chinois par les conquêtes, comme nous l'avions vu pour les Tibétains sous la dynastie mongole des Yuan. Le bouddhisme a une fonction politique forte chez les Ming et les Qing, qui font ériger des temples autour de leur résidence d'été à Chengde par exemple. Le communisme et la Révolution Culturelle n'auront pas tué le bouddhisme chinois ; il suffit de se rendre au Temple des Lamas de Pékin ou de suivre les prochains articles sur les grottes de Kuqa, Dunhuang et Datong pour en avoir le coeur net.
Par Valentin Chaput
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Dimanche 20 avril 2008
J'avais prévu de vous parler du rôle de Nankin dans la première moitié du XXe siècle, autour de la figure de Sun Yat-sen notamment, puisque nous avons visité le colossal mausolée de ce dernier. Mais cela impliquerait trop de développements historiques que je préfère garder pour plus tard, car ils dépassent le cadre de Nankin. En deux mots, la dynastie impériale mandchoue des Qing tombe en 1912, comme je vous l'avais déjà dit dans l'article sur Puyi, le dernier empereur. La suite est troublée (j'y reviendrai), avec la montée en puissance des nationalistes, qui réinstallent le pouvoir à Nankin en avril 1927. Dix ans plus tard, les Japonais envahissent la Chine depuis Shanghai, et foncent sur la capitale Nankin. Les nationalistes préfèrent fuir et commencer une longue résistance, mais un demi-million de Chinois ne peuvent pas quitter Nankin.


Le documentaire américain largement diffusé par le régime chinois.

Après avoir bombardé la ville depuis les airs, les Japonais investissent la ville dans la première quinzaine de décembre 1937, sans trouver de réelle résistance face à eux. Pendant un mois, les hommes du Général Matsui se livrent alors aux pires atrocités : destructions, pillages, 20 000 viols sur toutes les femmes de plus de douze ans, et au final, ils exécutent plus de 200 000 Nankinois et Nankinoises en moins de six semaines. La ville devient un véritable charnier où les cadavres se multiplient. Les habitants sont sans défense... ou presque. Quelques occidentaux présents sur place obtiennent des Japonais la création d'une zone de surêté, où ils protègent et soignent autant de Chinois qu'il leur est possible de le faire. Leur appel à la communauté internationale restera en revanche sans réponse. Parmi ces personnalités comme les Américains Bob Wilson, George Fitch, ou Miss Vautrin désormais très célèbres en Chine, une figure retient particulièrement notre attention : John Rabe. Représentant de l'Allemagne nazie à Nankin, il en appelle à Hitler pour faire arrêter le massacre, mais ce dernier, allié des Japonais, le renie. Au-delà des tensions idéologiques déjà perceptibles en 1937-1938, les Anglo-Saxons et les Allemands de Nankin se retrouvent ensemble derrière ce projet de zone neutre pour protéger les civils. Le personnage de Rabe, parfois surnommé le "Schindler chinois" sera d'ailleurs le sujet d'un nouveau film l'an prochain.

Côté chinois, l'enfer du massacre de Nankin a laissé des traces durables, toujours visibles aujourd'hui, comme le démontre le succès de ce documentaire. Les relations avec le Japon ne sont toujours pas appaisés à ce sujet. Un ancien soldat japonais explique dans le film que les ordres étaient de réduire à néant toute résistance potentielle, car les Japonais étaient en infériorité numérique à Nankin. Ils ont donc eu recours à la terreur et à ses débordements incontrôlés. Si l'on fait un parallèle avec le cas de l'Allemagne nazie en Europe, la différence fondamentale sur la question du travail de mémoire vient du fait que les Japonais, malgré les Procès de Tokyo après-guerre, nient toujours ce qui s'est passé à Nankin et ne reconnaissent pas officiellement la responsabilité de leurs aïeux, contrairement à ce que nos voisins allemands ont remarquablement fait. Souvenez-vous par exemple de la crise sino-japonaise d'il y a deux ans, lorsqu'un manuel d'histoire japonais passait totalement sous silence le bilan de Nankin, et glorifiat l'action de l'armée japonaise en Chine de 1937 à 1945. Cela explique que les Chinois, en réaction, soient (très) violemment anti-Japonais. Les télés chinoises diffusent régulièrement des fresques militaires où le Japon est diabolisé, et comparer un Chinois et un Japonais tient de l'insulte pour beaucoup de gens ici, même dans les milieux éduqués. Si l'économie a pris le dessus ces derniers temps, les tensions entre les deux pays restent sous-jacentes, et ne vont pas en s'amenuisant tant qu'aucun dialogue n'est engagé d'un côté ou de l'autre.

Enfin, le dernier point qui m'a intéressé dans le documentaire est une nouvelle fois les différences de repères historiques, auto-centrés sur les événements les plus proches de nous. La voix-off américaine précise que la Seconde Guerre Mondiale a commencé en 1937 dans l'esprit des Chinois, et pas... "à Pearl Harbor en 1941". Nous-mêmes datons le conflit de 1939 à 1945 ! La question reste ouverte...
Par Valentin Chaput
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Présentation

Cher internaute, bienvenue sur mon nouveau blog !

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Pour ceux qui ne connaissaient pas mon premier blog, je me présente une nouvelle fois. Je m'appelle Valentin Chaput, ou Xia Bing (夏冰 : "glace de l'été") en Chinois. J'ai 20 ans, et dans le cadre de ma troisième année à Sciences Po Paris, j'ai la chance d'étudier le mandarin à Pékin pendant un an. J'étudie à l'université de langues étrangères de Pékin, la Beijing Foreign Studies University (BFSU), aussi connue en Chine sous le nom de BeiWai, abbréviation de Beijing Waiguoyu Daxue (北京外国语大学).

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Vous trouverez sur ce blog la suite du premier : des commentaires réguliers sur ma vie pékinoise, des photos de mes voyages et des dossiers thématiques pour découvrir à mes côtés la richesse de la civilisation chinoise. J'espère que vous prendrez du plaisir à parcourir ce blog, et que vous y  apprendrez beaucoup sur Pékin et la Chine d'aujourd'hui.

Bonne lecture à toutes et tous !

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J'ai ouvert mon premier blog il y a désormais six mois. Vous pouvez le retrouver grâce à ce lien :

Merci d'être toujours aussi nombreux à le consulter. Malgré la distance et vos activités professionnelles ou universitaires très prenantes, vous prenez le temps de faire régulièrement un tour sur mon blog. Plus de 50 000 pages vues jusqu'à présent ! Une fois de plus, je vous remercie de votre intérêt, de votre confiance et de la publicité que vous faites autour de mon blog auprès de vos connaissances qui s'intéressent à l'Empire du milieu. J'espère vous retrouver parmi mes lecteurs pour le reste de cette année d'aventure ! Je tâcherai d'améliorer encore le blog à l'avenir !

谢谢

夏冰
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